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Semaine du 6 octobre

  • Lors d'une conférence de presse, Etxera a dénoncé la situation subie par Ion Agirre. Arrêté en 1981 et torturé pendant dix jours, Ion a été condamné en 1994 dans le dossier à 30 années de prison et selon la loi espagnole devrait être libéré le 28 octobre. La "doctrine Parot" lui est aujourd'hui appliquée et il doit encore effectuer cinq années de prison. Agé de 64 ans et ayant effectué 25 ans de prison, Ion connaît de graves problèmes de santé. Sa situation a été comparée avec celle des galeux socialistes, notamment Rafaël Vera, bénéficiant de mesures privilégiées (pourvu qu'il se taise) avant d'avoir effectué 20 % de sa peine. Lors de la conférence de presse, il a été rappelé que cinq autres prisonniers basques sont incarcérés dans un état de santé plus que précaire.
  • Les avocats de Gorka Agirre, membre du PNV arrêté dans l'affaire de " l'impôt révolutionnaire", ont fait savoir que sa plainte déposée après que des informations aient été diffusées par le juge Grande Marlaska, n'ait pas été reçue par le tribunal.
  • Le procès contre les personnes arrêtées "en détention préventive" se poursuivra probablement au delà de la date prévue. Les dernières auditions ont opposé les "experts" de la police aux interprètes. Il apparaît clairement que les supposés experts ont tiré des conclusions très personnelles des documents trouvés et rédigés en euskara, conclusions qui ne correspondent pas au contenu réel des textes.
  • Des mouvements, refus de nourriture et enfermement, ont eu lieu dans les prisons d'Ocaña I, Murtzia et Villabona pour protester contre l'agression permanente contre les prisonniers politiques basques.
  • Zigor Merodio a été jugé au tribunal de Paris. Le procureur a demandé contre lui trois années de prison pour appartenance à une organisation armée. La date du verdict est fixée au 11 octobre.
  • Le gouvernement de Gazteiz a demandé que le transfert de compétences en matière pénitentiaire soit effectué le plus rapidement possible, indiquant que " ce serait une pièce essentielle dans le proces sus de pacification et normalisation ". Ce transfert de compétence est refusé depuis 1978 alors qu'il s'applique depuis 1984 pour la Generalitat.

Semaine du 13 octobre (haut de la page)

  • Iñaki de Juana a abandonné la grève de la faim après 63 jours. Il avait perdu 25 kilos et se trouvait dans un état de santé extrêmement précaire. Mais ce n'est pas ça qui a fait arrêter Inaki. L'insistance de son entourage et les marques de solidarité qui lui sont venues de toute part étaient une garantie que le combat continuerait. Suite à cette décision, les tribunaux espagnols viennent de réexaminer la demande de condamnation à 96 ans de prison pour les deux articles d'opinion écrits par Inaki. Rien n'a été décidé, mais on parle dans les couloirs d'une demande de condamnation de six années. Au vu de l'absurdité de la disproportion des demandes, c'est à nous de demander : " Et pourquoi pas zéro ? ".
  • Gotzon Beloki, d'Atxondo, a été remis en liberté après six années passées dans les prisons de l'Etat espagnol. Il avait été arrêté en février 2000 à l'aéroport de Madrid et conduit deux jours après à Soto del Real.
  • Plus de 15 000 personnes ont manifesté samedi à Donostia à l'appel du Forum d'Ibaeta qui demande le respect des droits des prisonniers basques. Une déclaration a été lue en trois langues, demandant entre autres à Chirac et Zapatero le regroupement des prisonniers politiques basques au Pays Basque, la remise en liberté immédiate des 160 prisonniers qui doivent l'être suivant la loi et la libération immédiate des six prisonniers malades.
  • Le Bat Egin Eguna organisé à Urdiain en soutien aux accusés du 18/98 a tenu ses promesses. Les orateurs se sont succédés à la tribune surmontée d'une affiche "J'accuse" rappelant le texte de Zola pendant l'affaire Dreyfus. Cette journée a été l'occasion de recevoir un important appui, en particulier international. Parallèlement, des élus basques du PNV d'EA, d'Ezker Abertzalea, d'AuB, d'Aralar et de IL! se sont rendus à Madrid pour exprimer directement leur solidarité aux accusés et remettre un texte au tribunal. Ces élus ont également lue une motion signée par des élus abertzale d'Iparralde. Le procès continue cependant avec l'interminable audition des "experts" de la police ou de la guardia civil qui reconnaissent eux-mêmes l'existence d'erreurs dans leurs rapports. Certains de ces "experts" ont été reconnus par certains accusés pour avoir participé à leurs séances de torture lors de leurs interrogatoires.
  • 200 personnes se sont regroupées devant le batzoki de Barakaldo pour protester contre l'arrestation de Clémente Ruiz par la ertzaintza qui a eu recours aux pelotes de gomme pour disperser les manifestants.
  • Interview d'Argi Perurena et de Juan Lorenzo Lasa Mitxelena " Txikierdi ", representant(e)s du Collectif des Prisonnier(e)s Politiques Basques (CPPB).
  • Le tribunal refuse la mise en liberté de Filipe Bidart. Le tribunal a mis de nouvelles conditions pour rejeter le dossier. Libérable depuis déjà plus de deux ans, Filipe Bidart devra cependant demeurer en prison. Le tribunal d’application des peines antiterroriste de Paris a rendu hier son délibéré : refus de la demande de libération conditionnelle. Et cela, malgré les avis favorables du directeur de la prison de Clairvaux, du procureur du tribunal de Troyes et du juge d’application des peines de Troyes. Lire la suite
    Site du comité de soutien " Filipe Aska ! "

Semaine du 19 octobre (haut de la page)

  • La fonctionnaire de prison qui avait frappé au moins à quatre reprises la prisonnière politique basque Lorea Azpilikueta à Alcala a été jugé à Madrid. Le tribunal a reconnu qu'il y avait eu faute mais non pas délit. Deux prisonnières de droit commun ont confirmé les déclarations de Lorea. Le procureur a demandé l'absolution de l'accusée. Elle aura, au pire, une sanction financière.
  • Trois prisonniers basques originaires d'Eibar, Simone Begiristain, Rikardo Aranburu et Julen Errenaga, ont été remis en liberté. Ils avaient été arrêtés le 19 octobre 2001, accusés d'appartenir à ETA. Comme beaucoup d'autres, ils ont dû subir la torture pendant cinq jours d'isolement et les transferts fréquents.
  • Le procès du dossier 18/98 a de nouveau été interrompu, cette fois en raison des ennuis de santé d'Andoni Diaz qui a dû être opéré du pancréas. La séance reprendra lundi prochain.
  • A Getxo, 103 jeunes vont être jugé pour s'être enfermés à l'intérieur de la faculté de Leioa en 2003.
  • Iñaki de Juana a été transféré à la prison d'Aranjuez. Son procès pour les textes écrits dans Gara aura lieu le 27 octobre.
  • Les quatre personnes détenues par la ertzaintza à ont été incarcérées. Il s'agit d'Ibon Pena et Igor Mallora (Gasteiz), Roberto Vecino et Endika Jurado (Barakaldo). Les deux premiers sont accusés d'avoir participé à une action de kale borroka le 13 août. La ertzaintza aurait effectué un test ADN. Les deux autres ont été arrêtés lors d'une protestation pour l'arrestation de Clémente Ruiz.

Semaine du 26 octobre (haut de la page)

  • Quatre personnes ont été accidentées au retour d'une visite à Joxe Mari Perez Diaz à la prison de Burgos. Deux d'entre-elles ont dû être hospitalisées.
  • Plus de 300 surfeurs ont participé à l'initiative Itsasoruntz, à Algorta, pour réclamer le retour des prisonniers politiques basques. Des footballeurs et des pelotari ont également participé à l'action
  • Une quinzaine de personnes commencent, à Arrasate, un jeûne d'une semaine, à l'initiative d'Askatasuna pour que des engagements plus forts soient pris en faveur des prisonniers politiques basques.
  • Deux prisonniers basques de plus se sont vus prolonger leur durée d'incarcération, Fernado de luis Astarloa, de Bilbo, qui devrait sortir en 2017 au lieu de 2007 et Kepa Rezabal Zurutuza, dont la sortie est reportée à 2016 au lieu de 2006.
  • Le Collectif des Prisonniers Politiques Basques a suivi deux jours de jeûne pour pousser " à la résolution du conflit depuis les prisons " montrant leur engagement ferme envers une solution démocratique.
  • Le juge Garzon a abaissé la caution d'Arnaldo Otegi de 650 000 à 50 000 euros, estimant que celui-ci avait respecté les contraintes judiciaires auxquelles il était soumis depuis six mois. Par contre, il poursuit trois autres membres de Batasuna, Marije Fullaondo, Maite Diaz de lieredia et Ainara Armendaritz pour des prises de parole effectuées lors des manifestations du 30 septembre passé. Elles sont accusées d'appartenance à bande armée pour ce simple fait.
  • GAZTE EGUNA. Les polices espagnole et française ont une fois de plus fait oeuvre commune, et une fois de plus contre la jeunesse basque. La frontière entre les deux Etats existe toujours dans une Europe où ce qui est vrai aujourd'hui sera feux demain. La liberté de circulation ne vaut que pour une certaine catégorie de citoyens européens, mais ceux des nations sans Etat se voient en permanence interdire ce qui est naturel aux autres. SUITE
  • Le Parlement européen soutient le processus de paix du Pays Basque. La résolution a obtenu 321 voix favorables, 311 contre, et 24 élus se sont abstenus. Les députés européens ont apporté leur soutien au processus de résolution du conflit basque lors du débat qui s’est tenu hier matin dans l’hémicycle de Strasbourg. SUITE.
    Interview sur Txalaparta Irratia de Koldo Gorostiaga, ancien parlementaire européen Batasuna.
  • L'appel tardif à se rassembler en soutien à Filipe Bidart, ce samedi, a été entendu. Envi¬ron six cent personnes se sont retrouvées devant la mairie de Baiona pour y entendre les témoignages d'incompréhension. Incompréhension qui est partagée par des personnes venues d'horizons politiques différents dont certains élus qui ont pris la parole à ce titre et non au nom de leur parti politique. La situation dans son absurdité a été parfaitement expliquée par les différents intervenants devant un public qui pensait bien, en début de semaine, ne plus avoir à continuer la lutte pour une décision que la logique imposait. Mais loin s'en faut. SUITE
  • Interview dans Gara (du 30 octobre 2006) de Estanis ETXABURU et Jon ENPARANTZA, portes-paroles de Etxerat et Askatasuna. LIRE L'INTERVIEW.
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