M
PAGE D'ACCUEIL
precedent
Semaine du
Mois de

Semaine du 3 novembre

  • L'opération menée par la guardia civil et la ertzaintza s'est soldée par la perquisition d'une centaine d'Herriko taberna. Les policiers sont ressortis dans plusieurs endroits avec des poches de matériels divers, ce qui a suscité plusieurs dépôts de plaintes. De source policière, ces opérations ont été menées pour chercher des preuves de collusion entré Batasuna et ETA.
  • Le procès d'Inaki de Juana s'est terminé par deux possibles demandes de peine de la part du procureur, ce qui signifie qu'il reste incarcéré. Il pourrait être condamné à quatre années de prison pour apologie du terrorisme ou à treize années pour menaces terroristes.
  • Le procès du 18/98 a repris avec une nouvelle fois l'audition "d'experts" de la police espagnole qui n'ont aucune compétence technico-scientifique et dont les déclarations ne font que renforcer les thèses de la défense, à savoir qu'ils ne font que réciter en chœur une leçon bien apprise. Ces mêmes "experts" avaient été refusés dans le procès contre les présumés membres d'Al Qaeda.
  • A Arrasate, 1 200 personnes ont manifesté en soutien au collectif des prisonniers politiques basques, en même temps que 13 citoyens de Debagoiena entamaient un jeûne. D'autres de Lea-Artibai ont maintenant pris le relais. Jusqu'à présent, 225 personnes ont participé à cette action.
  • La ertzaintza a arrêté trois jeunes à Gazteiz, Oier Gomez, Inaki Trujillo et Xabier Agirre, accusés d'avoir brûlé un distributeur de billets de banque. Ils ont été incarcérés à Soto del Real.
  • La gardienne accusée d'avoir frappé la prisonnière basque Lorea Azpilikueta, à Alacala-Meco, a été absoute par le tribunal d'Alacal qui a fait valoir la " présomption d'innocence ".
  • Le juge Garzon a imposé à Marije Fullaondo, Aitiara Armendaritz et Maite Diaz de Heredia un contrôle judiciaire pour avoir pris la parole dans trois manifestation où elles ont protesté conte " la politique pénitentiaire inhumaine et criminelle de l'Etat espagnol " ce que le juge considère comme étant une thèse d'ETA.

Semaine du 10 novembre (haut de la page)

  • Iñaki de Juana a commencé, une nouvelle grève de la faim en raison des affirmations, à moins que ce ne soit des fuites, publiées par certains médias et qui indiquent qu'Inaki serait condamné à 12 années de prison par le Tribunal national. Il faut rappeler qu'Inaki vient de mener une grève de la faim de 63 jours qui s'est arrêtée seulement le 9 octobre. Et que la demande de condamnation contre Iñaki, pour les textes publiés dans Gara, est passée de 96 ans à 12 ans, excluant toute logique dans la manière de procéder et de condamner des juges espagnols.
  • Le premier procès des " arrestations préventives ", contre 18 citoyens basques, vient de se terminer et est en attente de verdict. Le procureur a demandé des peines de 8 à 12 années de prison contre les accusés, reconnaissant qu'elles pouvaient être revues à la baisse. Ces arrestations avaient été effectué suite à une saisie de papiers lors d'une arrestation ou figuraient des listes de noms. La procédure n'est pas finie puisque sept opérations policières de ce type ont été réalisées conduisant à l'arrestation de 106 personnes, 70 incarcérations et plus d'un million d'euros de caution.
  • Jon Bienzobas Arretxe a été remise provisoirement par la justice française à la justice espagnole pour être jugé par le tribunal national dans les prochaines semaines après quoi il reviendra accomplir la peine de 18 années de prison à laquelle il est condamné.
  • L'Etat français a extradé définitivement Josetxo Arizkuren " Kantauri ". Celui-ci avait mené une grève de la faim de 50 jours avec le collectif des prisonniers politiques basques.
  • Le juge Le Vert a remis en liberté Beltzane Obanos qui a passé près de quatre ans en détention préventive, depuis décembre 2002. Sa remise en liberté provisoire intervient juste après le décès de son beau-père à l'âge de 49 ans. Beltzane devra se présenter toutes les semaines à la sous-préfecture de Baiona.
  • Mattin Bilbao a également été remis en liberté. Il lui est cependant interdit de quitter l'Etat espagnol. II devrait quand même résider en Pays Basque.
  • Fernando Bert est entré en grève de la faim à la prison de Muret-Seysses pour protester contre sa probable expulsion à la fin de sa peine, le 9 novembre. Juan Karlos Subijana et Oier Gonzalez se sont également mis en grève de la faim en solidarité avec Fernando.
  • Gorka Martinez s'est mis en grève de la faim à la prison de Puerto II pour protester contre son impossibilité de voir son enfant qui vient de naître.
  • La police a confisqué des documents à Eusebio Iriarte, militant de la gauche abertzale, alors qu'il revenait d'une réunion à Iruinea. Aucune explication ne lui a été fournie sur cette confiscation de documents. Eusebio Iriarte, ancien élu d'Iruinea, a déclaré qu'il ne sait même pas si c'est la guardia civil ou la police espagnole qui est intervenue, les policiers en civil ne s'étant pas identifiés.
  • Le Parlement de Gasteiz a admis l'examen d'urgence d'une motion à la demande du PNV, d'Ezker Abertzalea, d'EA et d'Aralar. Cette motion demande la suspension de toutes les procédures judiciaire dans lesquelles la torture a été employée et la reconnaissance de l'existence de la torture comme mesure de dédommagement pour les personnes qui l'ont subie. Les groupes qui ont présenté la motion désirent qu'elle soit votée dans le courant du mois de novembre. Le 4 et 5 décembre doit en effet débuter un procès contre 13 personnes arrêtées à Gazteiz, parmi lesquelles Unai Romano dont les photos de son passage devant la guardia civil ont été largement diffusées. La motion, rédigée en cinq points, demande également la suppression des lois antiterroristes permettant le maintien des personnes arrêtées en isolement et la suppression du tribunal national espagnol.
  • Le PSOE serait-il inquiété par les lois qu'il a lui-même votées aux côtés du PP ? C'est difficile à croire. Cependant, le Tribunal Supérieur de justice du Pays Basque a admis la plainte déposée par le Forum d'Erma et le PP à l'encontre de Patxi Lopez et Rodolfo Ares du PSOE et Arnaldo Otegi, Rufi Etxeberria et Olatz Danobeitia de Batasuna, pour avoir participé à une rencontre avec un mouvement politique illégal. Le lehendakari Juan José Ibarretxe ne sera donc plus seul dans ce cas.

Semaine du 16 novembre (haut de la page)

  • Elkartasun eguna. Les deux manifestations organisées par Askatasuna pour Elkartasun eguna ont été l'occasion de lancer un appel à l'Etat français afin qu'il participe au processus de résolution du conflit. Samedi, environ 800 personnes ont participé à la manifestation de Donibane Lohizune. SUITE
  • L'Etat espagnol a demandé l'application du mandat d'arrêt européen contre Fernando Bert, actuellement en grève de la faim à la prison de Muret-Seysses. Sa fin de peine a finalement été fixée au 24 novembre. Oier Gonzalez et Karlos Subijana ont également repris le mouvement à ses côtés.
  • La justice espagnole prolonge la détention d'Andoni Alza de 10 années supplémentaires. Il aurait dû terminer sa peine vendredi dernier. Arrêté en 1991, il avait été torturé par la ertzaintza et a déjà connu sept prisons différentes dans l'Etat espagnol.
  • L'assemblée des personnes torturées a qualifié d'hypocrite l'attitude du PNV qui, par le vote d'abstention d'Izaskun Bilbao, présidente du parlement de Gasteiz, a empêché que le débat sur la torture et sur la suppression du Tribunal national ne revête un caractère d'urgence et soit donc reporté aux 4 et 5 décembre.
  • Le Tribunal suprême a annoncé, aux côtés de l'avocat de l'association des victimes du terrorisme, sa décision de considérer les organisations Jarrai, Segi et Haika comme terroristes dans le procès en appel concernant 22 jeunes de ces organisations, dont 16 avaient été condamnés à trois ans et demi de prison, deux autres à deux ans et demi et quatre avaient été absous.
  • Le gouvernement de Gasteiz a retiré l'utilisation d'appartements lui appartenant à cinq juges, dont le président du Tribunal supérieur de justice du Pays Basque, Fernando Ruiz Piñeiro. S'agirait-il d'une quelconque vengeance pour voir accepté la plainte déposée contre Ibarretxe pour avoir rencontré Batasuna ou doit-on croire le conseiller au Logement, Javier Madrazo, qui affirme que les juges doivent payer leur loyer comme les autres ?
  • 700 personnes ont participé au rassemblement de vendredi, à Altsasu, mettant fin au jeûne rotatif maintenu cette dernière semaine par les villages de la Sakana.
  • Suite aux incidents intervenus à l'issue de la manifestation de Segi à Donostia, deux jeunes ont été arrêtés. Alex Garcia, âgé de 18 ans, a d'abord été incarcéré à Martutene, puis remis en liberté pour six mille euros de caution. L'autre jeune arrêté étant mineur a été placé dans le centre d'internement pour mineurs de Zumarraga où il doit passer ses nuits. Leur inculpation ne repose que sur les témoignages de la ertzaintza. L'accusation de tentative d'assassinat a été retirée.
  • Le Forum d'Ibaeta demande un changement de législation au gouvernement Zapatero. Il considère que la peine de 12 années infligée à Iñaki de Juana est une intervention évidente du gouvernement, comme l'est l'application de la " doctrine Parot " et que le PSOE partage avec le PP la responsabilité du durcissement des lois contre les prisonniers politiques basques. C'est donc à lui d'agir pour mettre fin à ces mesures d'exception.
  • Le procès 18/98 continue avec un texte émanant de la police espagnole indiquant que les experts appelés à témoigner ne peuvent venir que de la police scientifique et non du Commissariat général d'information, comme cela est le cas depuis le début du procès. D'autre part, l'Unité centrale d'information (UCI) de la police espagnole réfute, dans un rapport, les accusations portées dans le cadre du financement d'ETA qui est la base de l'accusation présentée par Garzon. Le policier pseudo expert qui était interrogé à ce moment ignorait jusqu'à l'existence du rapport de l'UCI. L'"expert" présentait, entre autres, comme financement d'ETA, le tournoi de mus d'Egin. Le groupe de soutien 18/98+ va entamer une campagne d'auto-inculpations qui seront envoyées au tribunal national et à celui de Strasbourg.

Semaine du 24 novembre (haut de la page)

  • La grève de la faim itinérante, impusée par Askatasuna, sera présente du 25 novembre au 2 décembre à Baiona et du 9 au 15 décembre à Baigorri.
  • Le procès dit de " Tchernobyl " contre quatorze citoyens basques a commencé à Paris. Les militants jugés ont voulu faire un appel au gouvernement français, lui rappelant que, " tant que l'Etat français ne reconnaîtra pas la réalité de ce conflit et les droits fondamentaux du peuple basque, le conflit perdurera ". Une partie des accusés portait un teeshirt à l'effigie d'Oihane Errazkin, arrêtée sur le même dossier et décédée clans la prison de Fleury-Mérogis en juillet 2004. Les accusés ont rappelé que la répression ne servirait à rien et que le tribunal pourra les condamner, mais jamais les juger. Comptes rendu du procès.
  • Des rassemblements ont eu lieu cette semaine à la mémoire de Santi Brouard et Josu Muguruza, assassinés par les paramilitaires espagnols, à la solde des gouvernements de Madrid (de droite ou de gauche, ce sont les mêmes). Gogoan zaituztegu.
  • Le Tribunal suprême espagnol cherche à trouver des recours, dans le cadre de la loi espagnole pour appliquer le concept de terroriste aux accusés du procès Jarrai/Haika/Segi. Pour appuyer cette requête, les jeunesses socialistes espagnoles (JSE), qui ont entamé une série de contacts avec les organisations de jeunes, vont exclure Segi, jusqu'à ce qu'ils soient légalisés, intégrant la stratégie du PSOE et de sa justice.
  • Le secrétaire du PSE en Bizkaia, José Antonio Pastor, s'est rendu à la prison de Basauri où il a été suivi, pendant toute sa visite, par les prisonniers politiques basques qui portaient des pancartes en solidarité avec Iñaki de Juana.
  • Les grévistes de la faim itinérante organisée par Askatasuna, cette semaine à Soraluze, ont été rencontrer les syndicats et les représentants de partis politiques de Debabarrena. Ils ont notamment parlé de la situation de six prisonniers politiques basques, atteints de maladies graves, pour demander leur remise en liberté.
  • L'Etat français a refusé l'application du mandat d'arrêt européen (MAE) contre Kizkitza Gil de San Vicente, arrêtée sur la base de documents qui ont donné lieu à des arrestations préventives en Hegoalde. Kizkitza est actuellement à la prison de Fresnes
  • Andoni Txasko et Josu Ormaetxea, membres de l'Association des victimes du 3 mars (1976) ont été remis en liberté après avoir comparu devant le Tribunal national. Ils étaient accusés d'apologie du terrorisme pour avoir porté des pancartes à l'effigie de prisonniers politiques basques lors de la manifestation réalisée pour commémorer l'assassinat de quatre manifestants tombés sous les balles de la police espagnole. Le procureur ne s'est même pas déplacé pour l'occasion, ce qui laisse à penser que les arrestations et la procédure sont le fait du PNV qui a transmis à Madrid un dossier dont il n'a que faire. La lutte des classes est aussi pratiquée par le patronat, ne l'oublions pas.
  • 11 y a un an que le procès du 18/98 a commencé. Et tout cela pour en arriver à des déclarations de la part du chef des "experts" policiers qui affirme, cette dernière semaine, que « tout n'est pas ETA ». Et qui avoue sa méconnaissance des personnes participant à certains organismes comme Kas national. Le dossier Garzon ressemble de plus en plus à une coquille vide, digne d'une très mauvaise politique fiction.
  • Le Tribunal national vient d'imposer un contrôle médical obligatoire à Iñaki de Juana, Il est de nouveau en grève de la faim depuis le 7 novembre et refuse tous soins médicaux. Son avocat, Alvaro Reizabal, émettra un recours sur cette décision, conformément à la volonté d'Inaki.
  • Après avoir interdit les manifestations de la gauche abertzale et les réunions de Batasuna avec d'autres partis politiques, le Tribunal national a interdit l'assemblée d'Udalbiltza qui devait se dérouler à Beasain. L'institution abertzale, par la voix de Loren Arkotxa. son président, a tenu à affirmer que, malgré l'interdiction, l'assemblée se tiendra et prendra les décisions qu'elle aura jugé nécesaires.

Semaine du 30 novembre (haut de la page)

  • La grève de la faim tournante en soutien aux prisonniers politiques basques est arrivée en Iparralde. Les grévistes seront cette semaine au bar Txiri Boga, rue des Cordeliers à Baiona jusqu'à samedi midi où une manifestation aura lieu au départ de la place Saint-André à Baiona. La semaine suivante, le relais passera à Durango avant de revenir en iparralde, à Baigorri, entre le 9 et le 16 décembre. Même si un emploi du temps difficile ne permet pas de participer directement, les visites aux militants qui ont décidé de rester la semaine sur place sont fortement souhaitées. Zatozte denak. D'autre part, après avoir participé à un rassemblement devant le siège du PSE à Donostiz, des grévistes de Soraluze ont été arrêtés sur le chemin du retour par la guardia civil et ont été interrogés pendant plus d'une heure.
  • Iñaki de Juana a été placé en observation au centre hospitalier Doce de Octubre de Madrid. Il souffre d'un manque de potassium important causant des risques d'infarctus. Il a perdu près de 10 kilos depuis la reprise de son action. Lors de sa précédente grève de la faim, il avait perdu 24 kilos en 63 jours, poids qu'il était loin d'avoir récupéré. De nombreuses actions de sabotage et des rassemblements ont été réalisés en soutien à son action.
  • Le Tribunal suprême espagnol a reconnu que la seule relation existant entre Batasuna et les herriko taberna est purement idéologique. Les actions menées pour la vérification des comptes et les fermetures administratives décrétées par Garzon prétextant une activité terroriste sont donc remises en cause si des preuves ne sont pas fournies.. Batasuna a encore une fois demandé que cesse l'option politico-judiciaire contre la gauche abertzale.
  • Le tribunal de Gipuzkoa demande une peine de dix mois de prison contre les personnes qui ont occupé pacifiquement pendant une heure la mairie d'Andoain en octobre 2004 pour dénoncer l'apartheid politique.
  • Le premier procès des arrestations préventives s'est soldé par la condamnation de 13 des 18 personnes jugées à des peines allant jusqu'à 11 années de prison. Cinq inculpés ont été absous après avoir passé jusqu'à près de quatre années de prison. La ertzaintza a chargé sur les jeunes de Segi qui avaient convoqué à des rassemblements pour dénoncer le verdict.
  • Le procès de l'opération "Tchernobyl" ou "procès Rivière" qui se déroulait à Paris vient de se terminer avec un réquisitoire particulièrement lourd de la part des juges qui appliquent les nouvelles mesures répressives aux détenus basques. Lire les comptes rendus journaliers du procès et le verdict
  • Deux initiatives ont été entamées cette semaine dans le cadre du procès 18/98. La première intitulée "J'accuse" du nom de l'article signé d'Emile Zola dan l'affaire Dreyfus, consiste à signer un texte de référence et à y réaliser un apport et à s'auto-inculper dans le cadre du dossier 18/98. L'autre a été réalisée par onze musiciens, onze bertsolari et onze photographes pour la création du disque "18/98 + auzolanean" destiné à apporter une aide économique aux accusés. Pendant ce temps, le procès se poursuit avec des informations contradictoires des "experts" et la confirmation que l'entreprise qui gérait Egin avait un accord de remboursement avec la direction de la Sécurité sociale, accord qui n'a pu être honoré en raison de la fermeture décrétée du quotidien et de la radio par le juge Garzon. Rappelons que le quotidien et la radio ont été autorisées plus de cinq ans après à reprendre leur activité, ce qui constitué une reconnaissance explicite de l'absence d'activité et de financement d'ETA dans les deux médias et qui implique que le non remboursement de la dette sociale est de l'entière responsabilité de Garzon. Proposition : retenons-là sur sa fortune personnelle, on ne devrait pas être loin de la somme.
RETOUR EN HAUT
PAGE D'ACCUEIL