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COMMUNIQUE DE PRESSE - 20 octobre 2005

ASKATUSUNA
Mouvement de soutien aux prisonniers politiques basques


LA PRISONNIÈRE POLITIQUE BASQUE MARIXOL IPARRAGIRRE EST EN GRÈVE DE LA FAIM ET DE LA SOIF DEPUIS SIX JOURS

La prisonnière politique basque Marixol Iparragirre EST EN GRÈVE DE LA FAIM ET DE LA SOIF depuis samedi dernier 15 octobre pour dénoncer les conditions de détention qui lui sont imposées à la prison de Marseille les Baumettes.
Nous n'avons su qu'hier les raisons de cette lutte difficile: suite à son transfert jeudi dernier 13 octobre de la prison de Seysses à celle de Marseille, le grillage a été rehaussé en raison de sa présence dans ce dernier endroit, et
des ERIS cagoulés et armés sont constamment postés devant sa fenêtre. Il faut ajouter à cela qu'elle n'a qu'une demi-heure de promenade quotidienne.

Nous rappelons que ce n'est pas la première fois que Marixol est obligée d'en arriver à des moyens aussi extrêmes pour dénoncer les dures conditions qui lui sont imposées, elle a déjà mené deux grèves de la faim et de la soif dans les prisons de Gradignan puis de Muret-Seysses pour dénoncer les mesures arbitraires et répressives qui lui sont imposées.

LA COUR D'ASSISES SPÉCIALE DE PARIS PREND DES MESURES INÉDITES POUR ENTRAVER LE TRAVAIL DE LA DÉFENSE

Les mesures incroyables établies à l'intérieur du Tribunal par la Cour d'Assises spéciale de Paris, à l'occasion du procès qui a commencé lundi dernier 17 octobre et qui doit durer jusqu'au 31 octobre, entravent considérablement
le travail de défense des avocats des prisonniers politiques basques Gregorio Vicario, Alberto Ilundain, Dolores López Resina et Didier Agerre. Jamais jusqu'à maintenant de telles mesures, prises au prétexte de la sécurité, n'avaient été vues dans un procès de prisonniers politiques basques.

En plus de la présence policière à l'intérieur du Tribunal, les prisonniers politiques basques doivent porter les menottes en permanence -sauf dans la salle même du procès-, y compris dans l'endroit où ils peuvent voir leurs avocats, ce qui ne s'était encore jamais produit. La défense ne peut pas non plus se réunir avec Gregorio Vicario, Alberto Ilundain, Dolores López Resina et Didier Agerre en même temps dans la salle réservée à cet effet, les avocats doivent les voir chacun leur tour, ce qui gêne considérablement leur travail de défense.

Aussitôt que le procès a commencé, le droit de parler dans leur langue a été refusé aux prisonniers politiques basques, leur participation sera donc fortement limitée.

Dans l'audience d'hier, un policier de la DNAT a été entendu en tant que témoin à la demande du Procureur, il a parlé d'ETA pendant environ une heure. Ensuite, jusqu'à midi environ, le matériel saisi lors de l'arrestation de ces
prisonniers politiques basques a été montré.

L'après-midi, les déclarations des témoins ont continué, parmi eux, en tant que partie civile, le propriétaire du dépôt où le vol de dynamite avait eu lieu, puis deux gendarmes qui s'étaient occupés de l'affaire jusqu'à ce que la DNAT s'en saisisse.

Dans l'audience d'aujourd'hui, un témoin de la défense sera entendu, ainsi que quelques autres policiers de la DNAT appelés par le Procureur. Les audiences de la semaine prochaine seront consacrées aux rapports des experts.

APPEL À SE RENDRE AU PROÇÈS DU MANDAT D'ARRÊT EUROPÉEN D'OIER OA

Demain vendredi 21, le Tribunal de Pau examinera le mandat d'arrêt européen émis par l'Espagne contre Oier Oa. Pour se rendre à ce procès, un rendez-vous a été fixé Place St André à Bayonne. Le départ aura lieu à 7h en voiture.

NON AUX DOSSIERS ET AUX PROCÉDURES POLITIQUES! NON AU MANDAT D'ARRÊT EUROPÉEN !

Euskal Herria, le 20 octobre 2005

ASKATASUNA
14 Bourgneuf Karrika 64100 Baiona / 14 Rue Bourgneuf 64100 Bayonne
Tel / Fax : 00 33 5 59 59 01 84
askatasuna.eh@free.fr


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