LE PRISONNIER POLITIQUE BASQUE JUAN JOSE REGO VICTIME DE DEUX THROMBOSES Mardi dernier 15 novembre, le prisonnier politique basque Juan Jose Rego a perdu connaissance alors qu'il se trouvait dans la cour de promenade de la prison de Mansilla. Avant cet évanouissement, il a perdu la vue pendant quelques instants. Il l'a recouvrée ensuite petit à petit. Il a alors été emmené à l'infirmerie de la prison, d'où, après constatation de la gravité de son état, il a été transféré à l'Hôpital de León. Il y est resté 24 heures, et on lui a diagnostiqué deux thromboses, une à la tête et une à la jambe. Il a ensuite été ramené à la prison. LE PRISONNIER POLITIQUE BASQUE OIER OA A ÉTÉ REMIS À L'ESPAGNE AUJOURD'HUI Aujourd'hui 18 novembre, le mandat d'arrêt européen contre le jeune Oier Oa a été mis en pratique. Oa avait été arrêté le 16 septembre à Uztaritze et emmené le lendemain à Pau, où le Procureur lui avait notifié le mandat d'arrêt européen. Après plusieurs reports, dus aux nombreuses contradictions que comportait la demande émise par l'Espagne, l'affaire a été jugée le 21 octobre et le 4 novembre les juges français ont rendu leur décision, acceptant l'application du mandat d'arrêt européen à Oier Oa en raison de sa militance politique dans l'organisation de jeunesse Segi. Il devrait passer à la mi-journée devant la 3ème Chambre de l'Audience Nationale espagnole, tandis que la 5ème Chambre du même Tribunal devrait lui notifier sa mise en examen lundi prochain. Le mandat d'arrêt européen accepté dans ce cas par la France contre Oier Oa en raison de son appartenance à l'organisation de jeunes Segi avait déjà été appliqué auparavant, pour leurs idées politiques, à Garikoitz Mujika, Ibon Arbulu, Araitz Zubimendi et Unai Berrostegieta. La même chose s'est produite avec les extraditions de Juan Mari Olano et d'Eneko Aizpuru. Ainsi, la France se joint au PP et à la thèse du juge Garzón, faisant clairement le pari de la répression et de la stratégie de guerre. Askatasuna dénonce avec force cette nouvelle attaque de la France contre la liberté de réunion, d'expression et d'opinion, ainsi que la collaboration et la participation directe de cet État au macro-procès 18/98. UNAI PAROT SERA INTERROGÉ AUJOURD'HUI SUR DES DOCUMENTS CLASSÉS SECRETS Le prisonnier politique basque Unai Parot a été transféré à Madrid cette semaine, et sera emmené aujourd'hui devant la 5ème Chambre d'Instruction de l'Audience Nationale espagnole pour y être interrogé sur des documents transmis par la France. Ces documents sont classés secrets, et rien n'a pu être dit à la défense. Askatasuna dénonce avec force les man˛uvres opérées contre le prisonnier politique basque Unai Parot. Nous rappelons qu'en avril, ayant échoué dans sa tentative de lui appliquer le nouveau Code Pénal, l'Audience Nationale espagnole a imaginé une façon de doubler sa condamnation, et a l'intention de lui faire purger 60 ans au lieu de 30. C'est une décision du Premier Magistrat de l'Audience Nationale espagnole. Avec ce grave abus juridique, ils souhaitent qu'une nouvelle condamnation de 30 ans lui soit automatiquement appliquée à la fin de celle qu'il est en train de purger et qui doit prendre fin en 2011. Autrement dit, ils veulent infliger à Unai Parot une condamnation à perpétuité. LE PRISONNIER POLITIQUE BASQUE ION BITORIA A ÉTÉ LIBÉRÉ AUJOURD'HUI APRÈS DIX-HUIT ANS DE PRISON Le prisonnier politique basque de Donostia Jon Bitoria Roma a fini de purger sa peine aujourd'hui 18 novembre, et a été remis en liberté après dix-huit ans de prison. Jon Bitoria avait été arrêté par la Police espagnole le 27 décembre 1986, à minuit, dans le quartier Amara de Donostia. Il avait été emmené au commissariat du Gouvernement Civil de Gipuzkoa à Donostia, et sauvagement torturé, puis incarcéré le 3 janvier 1987. Depuis, en raison de la politique de dispersion, il a connu les prisons suivantes: Carabanchel (03/01/1987), Alcala Meco (10/01/1987), Herrera de la Mancha, Algeciras (16/09/1993), Almeria (13/10/1995), Albolote (11/02/1999). Il n'a pas seulement été torturé, il a du aussi subir de mauvais traitements en prison : il a été passé à tabac par un surveillant à Herrera de la Mancha le 22/03/1990, puis encore une fois à Almeria. Il a mené plusieurs grèves de la faim en revendication des droits des prisonniers politiques basques. Il aurait pu être remis en liberté conditionnelle depuis 2001, mais a été maintenu en prison jusqu'à la dernière limite, c'est-à-dire aujourd'hui. Un ongi etorri sera organisé dans son quartier d'Intxaurrondo le 26 novembre, à 19h, au Fronton, où un acte politique sera suivi d'un repas populaire. Euskal Herria, le 18 novembre 2005 ASKATASUNA |
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