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COMMUNIQUE DE PRESSE - 6 juillet 2000

GUREKIN
Comité de soutien au prisonnier et prisonnieres politiques basque d'Uztaritze

Egoitz Urrutikoetxea entame son 4iéme mois d'incarcération à la maison Jarret de Bayonne dans l'attente de la date de son procès.

Dans cette affaire, le non respect de la présomption d’innocence est évident Egoitz a été dès les premiers jours, considéré comme coupable. Le juge d'instruction chargé de l’affaire, Mme Rubantel, ne prenant en considération que les déclarations des policiers, pourtant bien souvent contradictoires, et restant sourde aux témoignages permettant de prouver son innocence.

Il va de soit que le Juge d'instruction, se base sur le fait qu’il ait déjà été condamné pour justifier sa culpabilité. Les policiers chargés de l'instruction de l'enquête ne possédant aucune preuve, si ce n'est la déclaration d’un unique policier, enregistrée un mois après les faits, ont ainsi utilisé des éléments de cette précédente affaire pour monter le dossier contre Egoitz. Mme Rubantel affirme que ce dossier reflète la véritable personnalité d’Egoitz, laquelle exclue totalement, selon elle, la mise en liberté demandée par l'avocate.

Rappelons que le 21 mars 2000, Egoitz découvrait sous sa voiture un dispositif de surveillance. Il est impossible de ne pas établir un lien entre la plainte déposée suite à cet incident et l’arrestation d’Egoitz, survenue quelques jours plus tard. Excepté pour Mme Rubantel... Par cette altitude, elle cautionne le montage policier, et piétine ainsi la soi-disant indépendance de la justice.

Il ne faut cependant pas oublier qu’elle a fait preuve d’un comportement inacceptable dès l’arrestation d’Egoitz. Elle a commencé par exiger que sa famille soit entendue au commissariat, avant d'accepter de délivrer les permis de visite. Aujourd’hui encore elle se permet de n'accorder que 8 permis alors que de très nombreuses demandes ont été déposées. De plus elle entrave la circulation du courrier, procédant à une véritable censure. Quel objectif poursuit-elle ainsi ? L’incarcération d’Egoitz ne lui suffit donc pas ? Ne chercherait-elle pas, tout simplement à faire de ce dossier un tremplin pour sa carrière ? Peut-être espère-t-elle, en faisant preuve de haine envers le Pays Basque et ses militants, monter les échelons, et rejoindre les juges "anti-terroristes" exerçant à Paris !

Tout ceci est inacceptable. Le montage policier que subit Egoitz est inacceptable. Nous dénonçons fermement cette injustice.

GUREKIN
Comité de soutien

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