COMMUNIQUE DE PRESSE - 23 octobre 2006 SOLIDAIRES DU PEUPLE BASQUE EN LUTTE- PARIS |
La France n’est pas un acteur du conflit basque ? Samedi dernier, le Gazte Eguna (le Jour des Jeunes) était organisé à Saint Pée sur Nivelle. Ce rassemblement, organisé par Segi, avait pour thématique centrale le slogan suivant : "contre la colonisation, pour l’indépendance". Dans Le Journal du Pays basque, une des coordonnatrices de Gazte Eguna déclarait, vendredi dernier, veille du rassemblement : " Face à la colonisation culturelle, politique, économique et sociale imposée par les Etats français et espagnol, l’indépendance est le seul moyen pour que les droits du peuple basque et des jeunes Basques soient respectés ". L’État français, toujours si prompt à dire qu’il n’est pas concerné par le conflit politique basque, a une fois démontré le contraire, témoignant par ses actes qu’il est bel et bien un acteur du conflit. Des barrages policiers ont été mis en place à la frontière qui sépare artificiellement le Pays basque Nord du Pays basque Sud. Ainsi, les postes de Irun-Hendaye et de Biriatu ont vu se déployer les effectifs de la Garde Civile, de la Police Nationale espagnole et de la Compagnie Républicaine de Sécurité (CRS). 15 bus qui conduisaient des jeunes du sud à Saint Pée ont été bloqués. Des centaines de contrôles d’identités ont été pratiqués. Un bus aurait été conduit à Bayonne pour contrôler les passagers. Les CRS ont chargé avec violence. Face à cela, entre 300 et 400 jeunes ont tenté de traverser la Bidassoa à la barque avant d’être interceptés et remis aux mains de la police espagnole. Certains sont parvenus à passer par d’autres routes. C’est une nouvelle fois le témoignage que, pour Paris et Madrid, les Basques ne sont pas des citoyens comme les autres. Pour eux, la liberté de circulation au sein de l’Union européenne ne tient pas. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’un rassemblement national est organisé en Pays basque Nord et que, de ce fait, la frontière devient le théâtre de ce genre de problèmes. C’était notamment le cas, récemment, pour une manifestation organisée à Bayonne en soutien aux prisonniers politiques. Les Solidaires du Peuple basque en lutte – Paris (SPBL-Paris)* tiennent, par ce communiqué, à dénoncer les attaques permanentes menées par les États espagnol et français contre le droit des Basques à s’organiser et à se rassembler. Les droits collectifs et individuels basques sont sans cesse méprisés par des politiques qui ne visent qu’à maintenir la situation en Pays basque dans les paramètres actuels, ceux du conflit et de la tension. La solution passe par le dialogue et le respect, et non par les contrôles routiers, les fermetures de frontières, les charges policières, les illégalisations et interdictions. Rapprochement et amnistie des prisonnier(e)s politiques basques ! Dialogue, maintenant ! SPBL-PARIS |
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