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Dans le but de répondre à la répression subie dans les prisons et pour renforcer les revendications du Collectif des Prisonnieres et Prisonniers Politiques Basques, une dynamique large et plurielle s'est développée. Plusieurs acteurs de la société civile se sont rassemblés autour d'un écrit et ensemble ont créé le forum d'IBAETA. Le 7 janvier 2006, ce forum a organisé une manifestation qui a rassemblé 41000 personnes, cela faisait des années qu'une telle mobilisation n'avait pas eu lieu en faveur des prisonniers politiques basques. La liste des organisations et personnalités qui ont exprimé leur soutien et leurs adhésions à ces revendications, est constituée de nombreuses composantes de la société basque : sportifs, enseignants, artistes, professionnels divers, etc, ainsi que des membres significatifs de la communauté internationale. Texte du manifeste : A l'heure actuelle, un peu moins de 700 citoyens et citoyennes d'Euskal Herri sont incarcérés, et subissent l'application de lois d'exceptions et ce dans le cadre de la " politique antiterroriste ". Et la situation empire. Il suffit de prendre pour exemple les conditions de vie très dures qu'ils subissent qui ont coûté la vie à 20 personnes mortes en prison, la dernière il y a à peine quelques semaines. Pratiquement la totalité d'entre elles, 98,5%, sont incarcérés dans des prisons à l'extérieur de notre pays, en conséquence de la politique de dispersion imposée par les gouvernements espagnol et français. La dispersion va à rencontre de leurs propres lois et des principes les plus élémentaires du régime pénitentiaire. De plus, elle obéit à des décisions politiques basées sur la vengeance et la pression sur personnes incarcérées et son entourage familier, social et politique. La dispersion aggrave les conditions d'incarcération et étend la punition à la famille et aux proches. Pour eux, passer un court instant avec la personne incarcérée suppose un énorme effort en terme de temps, de risque lié à la longueur des trajets pour se déplacer à la prison, et de coût financier. Voici certaines données qui le confirment :
D'autre part, il faut dénoncer le fait que les gouvernements français et espagnol suivent fidèlement la politiques engagée par les gouvernements antérieurs en matière pénal et pénitentiaire : augmentation de la durée des peines, maintenir la dispersion, imposer l'isolement, restreindre la communication, porter atteinte aux droits des prisonniers malades, mettre des obstacles à l'exercice du droit à l'éducation et à l'utilisation de la langue basque, éliminer les possibilités de réduction du temps d’incarcération et l'application des remises de peines octroyer par la loi (en allant jusqu'à réviser des remises de peines déjà appliquée et commencer de nouvelles procédures afin d'éviter la libération). Toutes ces mesures visent à durcir les conditions de vie des personnes incarcérées et à prolonger au maximum la durée d'incarcération. L'Etat français, de par ses lois, applique déjà la condamnation à perpétuité, et le gouvernement espagnol, par la pratique quotidienne, maintient le même objectif. Face à la gravité des faits et de ces décisions politiques, nous signataires de ce document, nous exigeons aux gouvernements français et espagnol :
Concernant le Collectif des Prisonniers Politiques, le droit de vivre ensemble au Pays Basque :
Pour finir, les organisations, groupes et syndicats ici réunis :
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