ANECDOTES TÉMOIGNANT DE LA COMPLICITÉ
DE LA POLICE FRANÇAISE


février 84 : le réfugié Angel Gurmindo signale à la police le manège suspect de 2 voitures autour de son domicile. Aucune protection ou surveillance. A 20 h il est assassiné ainsi que Vicente Perurena également réfugié.

15 juin 84 : attentat à la moto piégée contre les réfugiés Perez Revilla et Ramon Orbe. La police filait les tueurs et les arrêtent en flagrant délit, mais déclare n'avoir pu empêcher l'attentat.

Juillet 85 : Bernard Foucher, inculpé pour le meurtre de Galdeano, avoue au juge qu'il existe un projet d'assassinat sur la personne du réfugié Otegi. Le juge Schmidt de la Brélie aurait prévenu un de ses amis gendarme mais jamais Otegi n'a été prévenu officiellement. Il est assassiné un mois plus tard.

9 février 86 : après l'attentat contre le bar Batxoki à Baiona, des réfugiés prennent les agresseurs en chasse. Dans leur poursuite, ils rencontrent une patrouille de police... qui les interpelle, faisant ainsi perdre la trace des agresseurs.

Enfin il faut rappeler les libérations, pour vice de forme, de plusieurs suspects par le juge Swahn qui déclare à Libération le 11 janvier 1985 : "...il y a des gens qui n'aiment pas les communistes, car il ne faut pas oublier que ces basques espagnols vivant chez nous sont communistes. On peut faire partie du GAL pour des raisons idéologiques... Il y a peut-être 250 personnes dans ce département qui ne demandent qu'une chose : piéger les basques espagnols. On ne va pas tous les mettre en prison, d'autant que la prison de Bayonne déborde ! Soyons honnêtes : si vous voulez supprima le GAL, il faut d'abord supprimer ETA".

Le policier Lopez Carrillo, au cours d'un débat télévisé en mai 1996, a laissé planer un doute sur le fait que le juge Swahn aurait pu toucher des fonds secrets du gouvernement espagnol. De même, il faut rappeler les déclarations du juge Seys concernant les entraves du Parquet de Baiona Nahon aux instructions sur le GAL. Surtout quand des noms de policiers français sont apparus. Bernard Foucher (condamné pour l'assassinat de Galdeano) avait fait des déclarations dans ce sens contre Bestard (procureur à Pau) et Nahon.