Motion des maires du Labourd, votée à l'unanimité (Sud Ouest du 16-01-84)
" Les attentats commis dernièrement au Pays Basque ont été l'occasion de violences qui ont éprouvé plusieurs de nos communes. Des éléments incontrôlés, armés de barres de fer, de frondes, de cocktails molotov, ont saccagé plusieurs magasins, endommagé des bâtiments publics et brûlés divers biens privés. Aussi longtemps que le Pays Basque français servira impunément d'asile aux auteurs d'exactions commises en territoire espagnol, on ne peut sincèrement croire qu'il restera à l'abri des représailles que tenteront d'y exercer les ressortissants espagnols, proches ou amis des victimes.
Une telle situation fait des membres de la communauté espagnole vivant en France, autant d'otages de l'organisation terroriste qui s'y trouve implantée, et fait vivre désormais dans l'angoisse, la méfiance et la suspicion, des personnes auxquelles l'ancienneté de leur séjour, leur travail et leur réserve avaient mérité de pouvoir vivre en paix dans notre région.
C'est donc pour sauvegarder la population basque espagnole et pour protéger la paix civile sur le sol national que l'association des maires du Labourd demande très instamment à monsieur le ministre d'Etat, monsieur le ministre de l'intérieur de conduire jusqu'à leur terme les opérations de prévention dont il a pris l'initiative ".
Déclaration de Michel Inchauspé (député RPR), 20-02-84
" Le mouvement Iparretarrak s'est démasqué la nuit dernière et a démontré que ses prétendues intentions recherchant le bien du peuple basque ne sont que des prétextes. Il prouve aujourd'hui qu'il est à la solde du terrorisme international qui ne vise qu'à déstabiliser le monde occidental encore libre. Il profite du libéralisme des régimes démocratiques qui ne peuvent transformer leurs nations en camp retranché comme les pays de l'Est ".
Sylvano Marian, secrétaire fédéral du PC
(suite à un appel de soutien aux réfugiés publié dans Le Monde). Sud Ouest, le 24-01-84
" C'est une offensive politique visant à accréditer la thèse qu'il n'y aurait pas de Pays Basque français mais un Pays Basque "Nord" et un Pays Basque "Sud" à unifier. Cette ingérence politique contre la nation française sera énergiquement repoussée par les habitants du Pays Basque français qui ont témoigné dans leur histoire un attachement profond et irréversible à la Nation française ".
Paroles de Bernard Marie, maire RPR de Biarritz (sept 83)
" Le mince prétexte de touristification ne saurait donc cacher la volonté de déstabiliser l'ordre existant en créant, au moyen d'actes terroristes, un climat d'insécurité. Il ne faut pas oublier que pour ceux qui commettent des actes terroristes, le fait basque n'est qu'un prétexte et que, dans des pays fort éloignés, ces mêmes actes sont commis d'une manière semblable par des hommes ou des femmes au nom d’une même idéologie sous des prétextes totalement différents.
Il faut que tout le monde se persuade que seule une idéologie internationalement révolutionnaire anime les auteurs des attentats terroristes même si certains, intellectuellement fragiles, se laissent prendre aux fallacieux prétextes évoqués. Il faut exiger des pouvoirs publics, de la police et de la justice, qu'aucune indulgence particulière ne soit accordée, sous prétextes idéologiques, à des homme qui, en définitive, ne sont que des criminels animés par la seule volonté de déstabiliser d'abord l'unité nationale, ensuite une société que rejette leur idéologie. "