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  • 27 janvier 2007.
    Iñaki de Juana s’attendait à cet avis. La décision de l’Audience Nationale a provoqué des critiques unanimes au Pays Basque (Journal du Pays Basque du 27 janvier 2007)

  • 13 février 2007.
    TOUT ÇA POUR ÇA: LE RECOURS DES AVOCATS D'IÑAKI DE JUANA ACCEPTÉ EN APPEL.
    Les juges de l'Audience Nationale l'ont cependant condamné à 3 ans de prison pour menaces " non terroristes "
    (communiqué d'Askatasuna).

 



LE FORUM D'IBAETA EST A ALGECIRAS POUR SOUTENIR IÑAKI DE JUANA
Publié dans GARA du 3 octobre 2006.
Traduit en français par les Solidaires du Peuple basque en lutte – Paris

Dix représentants du Forum d’Ibaeta se trouvent à l’hôpital de Punta Europa de Algeciras, où ils se sont rendus pour soutenir Iñaki de Juana, qui en est aujourd’hui à 58 jours de grève de la faim. La délégation fait le nécessaire pour pouvoir le visiter. Deux membres de la délégation et sa compagne ont déjà pu le rencontrer.

Les dix membres du Forum d’Ibaeta sont arrivés à 10h30 du matin à l’hôpital Punta Europa de Algeciras, où se trouve Iñaki de Juana.

A leur arrivée, ils ont été accueillis par un grand déploiement policier, et les papiers d’identité des délégués et des journalistes venus avec eux ayant été vérifiés.

En ce moment, ils font le nécessaire pour pouvoir visiter le prisonnier natif de Donostia/Saint Sébastien, qui a passé 58 jours sans manger. Les premiers membres a avoir pu visiter De Juana ont été Juan Mari Olano, Mati Iturralde et la compagne d’Iñaki.

Les membres de la plateforme sont partis hier soir de Donostia/Saint Sébastien. Il s’agit de Alazne Alonso (ELA), Mati Iturralde (LAB), Unzalu Salterain (EHNE), Modesto García (Hiru), Javi Gonzalez (ESK), Aranza Fernández de Garaialde (STEE-EILAS), Susa Etxeandia (Gurasoak), Aiert Larrarte (TAT), Juan Mari Olano (mouvement pour l’amnistie) et l’avocat Iker Sarriegi.

Hier, l’Audience Nationale espagnole avait autorisé le transfert de Iñaki de Juana à un autre hôpital disposant des moyens spécialisés pour faire face à son grave état de santé.

La décision obéit à un autre écrit, remis hier matin par le Procureur de l’Audience Nationale, dans lequel était exposé que le fait que les médecins de la prison d’Algeciras – ainsi qu’une note de la directrice des Institutions Pénitentiaires – avertissent d’une grave déterioration de la santé de De Juana Chaos.

D’après les informations données hier par Etxerat, le prisonnier est alimenté contre sa volonté par une sonde naso-gastrique depuis dimanche matin.


Iñaki de Juana commence une nouvelle grève de la faim
Article publié dans Gara du 7 novembre 2006 et traduit
en français par les Solidaires du Peuple basque en lutte – Paris (SPBL-Paris)


Le prisonnier politique basque Iñaki de Juana Chaos a commencé une nouvelle grève de la faim suite aux fuites qui ont eu lieu dans divers médias, fuites dans lesquelles des spéculations ont lieu quant à la condamnation qui pourrait lui être imposée par l’Audience Nationale

Comme l’a confirmé à GARA la défense de Iñaki de Juana, le prisonnier originaire de Donostia a commencé une nouvelle grève de la faim suite aux fuites publiées aujourd’hui par divers médias selon lesquelles l’Audience Nationale le condamnera à 12 ans et demi de prison pour " menaces terroristes " suite à deux articles d’opinion publiés dans GARA, " El escudo " et " Gallizo ".

De Juana a été jugé pour ces deux articles le 27 octobre dernier, et il avait nié que son intension ait été de menacer qui que ce soit. Le prisonnier, qui devrait avoir retrouvé la liberté depuis 2003, avait signalé que sa finalité, en écrivant les deux articles, était de réaliser une critique politique et faire savoir à l’opinion publique l’injustice qu’il vivait.

Après une première demande du procureur fixée à 96 ans de prison, le représentant du Parquet de l’Audience Nationale, Fernando Burgos, avait finalement laissé deux alternatives pour retenir le militant en prison. La première, lui imposer quatre ans de prison pour " délit d’apologie " et, la seconde, le condamner à treize ans pour " délit de menaces ".

Iñaki de Juana avait mené une grève de la faim de 63 jours, entre le 7 août et le 8 octobre, afin d’exiger sa mise en liberté et dénoncer les mesures d’exception appliquées au Collectif des Prisonnier(e)s Politiques Basques.


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Iñaki de Juana, condamné à 12 ans et 7 mois de prison
pour avoir écrit deux articles d’opinion.

Article publié dans Gara du 8 novembre 2006 et traduit
en français par les Solidaires du Peuple basque en lutte – Paris.

L’Audience Nationale espagnol a notifié aujourd’hui la décision (avancée hier par divers médias) par laquelle elle condamne à 12 ans et 7 mois de prison le prisonnier politique basque Iñaki de Juana, pour avoir écrit deux articles d’opinion dans GARA.

Dans la sentence, le tribunal considère que ce qui a été écrit par Iñaki de Juana dans deux articles d’opinion publiés dans GARA en 2004 constitue une " action typique de désignation de personnes concrètes et déterminées ".

La résolution du tribunal rendue officiellement publique aujourd’hui (et qui a filtré dans divers médias espagnols hier) ajoute que les deux articles titrés " El escudo " et " Gallizo " contiennent " des menaces et des signalement d’objectif à ETA ".

La sentence a été décidée à l’unanimité par les trois magistrats qui composent le tribunal, Ricardo Rodríguez, Flor M.L. Sánchez et Fermín Echarri.

Grève de la faim

Iñaki de Juana Chaos a commencé hier une nouvelle grève de la faim après les fuites publiées hier par différents médias, qui avaient avancé la condamnation, comme l’a confirmé la défense du prisonnier.

Iñaki De Juana a été jugé pour ces deux articles le 27 octobre dernier, et il avait nié que sont intension ait été de menacer qui que ce soit. Le prisonnier, originaire de Donostia, devrait avoir recouvré la liberté à la fin de l’année 2003, et avait signalé que son intension était, en écrivant les deux articles, de réaliser une critique politique et de faire connaître à l’opinion publique l’injustice qu’il vivait.

Après avoir commencé par demander 96 ans de prison, le procureur de l’Audience Nationale, Fernando Burgos avait finalement laissé deux alternatives au tribunal pour maintenir Iñaki en prison. La première, lui imposé quatre ans de prison pour un " délit d’apologie ", et la seconde, le condamner à treize ans pour " un délit de menaces ".

Iñaki de Juana avait mené un grève de la faim de 63 jours, entre le 7 août et le 8 octobre, afin d’exiger sa mise en liberté et de dénoncer les mesures d’exception qui sont appliquées au Collectif des Prisonnier(e)s Politiques Basques. Il est actuellement détenu à la prison de Aranjuez.


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La justice espagnole condamne De Juana Chaos à mourir en prison
~ Journal du Pays Basque du 26 janvier 2007 ~

Suite aux pressions du PP, les quatre juges se sont appuyés sur la plénière qui a pris la décision de le maintenir en prison.

La majorité des juges de la salle du Pénal de l’Audience Nationale espagnole réunis hier en session plénière pour délibérer du sort du prisonnier politique basque Iñaki de Juana Chaos, a décidé de le maintenir en prison. Et cela, fait rarissime, contre l'avis du ministère public qui prônait son assignation à domicile en raison de craintes pour la vie du militant en grève de la faim depuis le 7 novembre.

La décision devait être prise par les 4 juges qui l’avaient condamné à 12 ans et 7 mois de réclusion pour avoir publié deux articles d’opinion. Ces quatre juges étaient favorables à sa "libération". Mais les pressions médiatiques ont fait que ces juges ont préféré s’appuyer sur l’assemblée plénière des juges où siège une majorité de juges proches du PP. Et là, une majorité de 12 juges contre 4 a décidé que le prisonnier originaire de Donostia-Saint-Sébastien devait rester en détention provisoire médicalisée à l’hôpital madrilène Doce de Octubre où il est alimenté de force.

L'éventualité de son assignation à domicile sous surveillance policière a donné lieu ces derniers jours à un âpre débat au sein de la magistrature et de la classe politique espagnoles.

Le Parti Populaire ainsi que l'Association des victimes du terrorisme (AVT) qui lui est proche se sont farouchement opposés à toute mesure de clémence en faveur de cet ancien membre de l'organisation armée basque, estimant que cela créerait un précédent incitant les prisonniers de l'ETA à multiplier les grèves de la faim.

Les secteurs les plus favorables à sa libération faisaient valoir que le droit à la vie devait prévaloir et que des condamnés dans d’autres affaires avaient été remis en liberté dans des situations moins graves. Par exemple l’ex-général de la Garde Civile Rodríguez Galindo, condamné à plus de 70 ans dans l’affaire des GAL, et remis en liberté suite à une légère affection cardiaque.

Le militant donostiar est alimenté de force par perfusion depuis le 24 novembre. Malgré ce traitement il a perdu 11 kg et n'en pèse plus que 53. Ses médecins avaient transmis lundi à la justice un rapport mentionnant des risques de mort subite liés à son état de faiblesse.

Son avocat, Alvaro Reizabal, a qualifié la décision des juges d’"illogique", surtout parce que les magistrats se prononcent à l’encontre de la demande du Procureur.

La décision de l’Audience Nationale représente la condamnation à mort du militant basque, ont estimé les proches du militant. Il y a quelques jours, Iñaki de Juana Chaos avait déclaré à son avocat qu’il était prêt à aller jusqu’au bout dans sa démarche. La décision prise hier est susceptible d'appel, mais se heurte à un problème de temps et de volonté.


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Iñaki de Juana s’attendait à cet avis.
~ Journal du Pays Basque du 27 janvier 2007 ~

La décision de l’Audience Nationale a provoqué des critiques unanimes au Pays Basque

La décision de l’Audience Nationale sur le maintien en prison du militant basque Iñaki de Juana Chaos, dont la vie est en péril après 145 jours de grève de la faim, a suscité des critiques quasi unanimes au Pays Basque. Passant outre l’avis du ministère public qui préconisait son assignation à domicile en raison de craintes médicales pour sa vie, la section pénale de l’Audience Nationale a décidé par une majorité de 12 juges contre 4 qu’il devait rester en détention provisoire médicalisée et alimenté de force.

Seul le Parti Populaire et l’Association des victimes du terrorisme (AVT) qui lui est proche ont applaudi la décision des magistrats. "Aujourd’hui j’ai éprouvé une grande joie, l’une des plus grandes de ces derniers temps en tant que citoyen espagnol ", a lancé le président du PP Mariano Rajoy. " Je suis très satisfait et réconforté ", a-t-il ajouté. " Nous sommes sur la bonne voie, parce que le chantage à l’État était évident et des décisions judiciaires de ce genre rassemblent les Espagnols ".

La présidente du PP basque, María San Gil, avait affirmé quelques heures avant l’annonce de la décision du tribunal qu’elle n’était pas préoccupée par l’éventuel décès du prisonnier basque. " Que de Juana meure ne me préoccupe pas, et je ne comprends pas que quelqu’un puisse s’en préoccuper ".

Une question politique

Iñaki de Juana Chaos, qui est aujourd’hui à sa 82e journée de grève de la faim (après une première grève qui avait duré 63 jours), a affirmé à son avocat qu’il s’attendait à la décision du tribunal. " De Juana est assez dépité par la décision du tribunal, mais en quelque sorte il l’attendait ", a dit à la presse Alvaro Reizabal. " Il savait qu’une question politique comme celle-ci pouvait avoir une réponse politique de la part des juges " a ajouté Me Reizabal, selon qui le prisonnier donostiar se trouve dans un état "critique".

Le ministre socialiste de la Justice, Juan Fernando López Aguilar, interrogé sur cette décision, a évoqué le "respect" de l’indépendance des tribunaux. Son homologue basque, Joseba Azkarraga, l’a rendu responsable de la situation. " C’est M. López Aguilar qui, à la veille de la mise en liberté d’Iñaki de Juana, avait déclaré qu’il faudrait lui imputer de nouvelles accusations pour empêcher sa sortie de prison ". Selon M.Azkarraga, De Juana Chaos " est le premier détenu pour un délit d’opinion dans l’histoire de la démocratie espagnole ". " J’espère que cet homme ne mourra pas en prison ", a encore ajouté le Ministre basque de la Justice. Son exécutif, à travers la porte-parole Miren Azkarate, a déclaré n’être " pas d’accord avec cette décision ", évoquant "une ânerie".

Toujours au Pays Basque, le secrétaire général des socialistes du Gipuzkoa Miguel Buen a suggéré que la décision judiciaire avait été prise " sous la pression excessive de certains titres de presse et de certains groupes politiques ", une allusion claire au PP. Le secrétaire des socialistes basques, Patxi López a encore ajouté que le délibéré de l’Audience Nationale n’est pas la décision la plus judicieuse, étant donné que " l’assignation à domicile ne représentait aucunement une concession à un quelconque chantage ". Patxi López a estimé que la peine de près de treize ans de prison pour deux articles d’opinion était "disproportionnée".


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La justice espagnole s’acharne sur De Juana Chaos
~ Le Journal du Pays Basque du 07 février 2007 ~

Les magistrats ont demandé aux médecins d’alimenter le prisonnier basque,même s’il faut utiliser la "force publique"

La photo publiée en même temps qu’une interview concédée par le prisonnier au quotidien britannique The Times, montrant de Juana Chaos décharné, avec une sonde dans le nez, et maintenu sur un lit d’hôpital par des bracelets aux poignets et chevilles, a fait le tour du monde en quelques heures.

Dans cet entretien, le prisonnier qui a purgé une peine de 20 ans de réclusion, qui devait être remis en liberté voilà deux ans, puis a été condamné à une peine supplémentaire de 12 ans et 10 mois de prison pour la publication de deux tribunes dans le quotidien Gara, a appelé le gouvernement espagnol à reprendre les négociations de paix avec l’ETA. En outre, ce n’est pas le contenu des lettres qui a été incriminé, mais le fait que ce soit Iñaki de Juana Chaos qui les ait écrites. " Une pratique pénale

digne du moyen âge " ont regretté des juristes basques et espagnols qui ont pris connaissance du dossier, soulignant l’acharnement dont le prisonnier originaire de Donostia fait l’objet, notamment avec les nouvelles mesures annoncées par l’administration pénitentiaire et l’Audience Nationale.

La détermination du détenu basque Iñaki de Juana Chaos à poursuivre une grève la faim entamée en novembre pour réclamer sa libération représente un casse-tête pour les médecins chargés de le maintenir en vie, ont indiqué hier des sources judiciaires. Les médecins de l’hôpital public de Madrid 12 de Octubre ont demandé à l’Audience nationale, la principale instance pénale espagnole en charge des questions relatives à l’ETA, des clarifications sur un jugement du 25 janvier dans lequel le tribunal avait décidé de maintenir en détention cet ex-membre de l’ETA tout en demandant aux médecins de le garder en vie.

Les médecins en charge du détenu basque ont demandé aux juges de l’Audience de préciser leur injonction du 25 janvier, en particulier d’indiquer s’ils devaient simplement maintenir en vie le prisonnier ou bien aussi lui "éviter des lésions irréversibles".

Ils ont également questionné les juges pour savoir s’ils pouvaient employer la force pour maintenir la sonde gastrique en cas de rébellion du prisonnier.

Les juges ont répondu aux médecins qu’ils devaient assurer non seulement la vie mais aussi " l’intégrité physique du patient " et qu’ils pouvaient user de la "force publique" pour obliger de Juana à suivre les traitements qui le maintiennent en vie.

Toujours en prison

Sans remettre en cause sa décision de garder le militant basque en prison, l’administration pénitentiaire a annoncé l’ouverture d’une enquête pour déterminer les conditions de réalisation de l’interview du Times et pour savoir qui a pris le cliché publié par ce quotidien, repris mardi en Une de l’ensemble de la presse espagnole.

Parallèlement, elle a décidé de limiter les visites pour de Juana Chaos, à sa compagne et à ses avocats, alors qu’elles étaient jusqu’à présent autorisées pour un certain nombre de proches.

L’interview du Times a ravivé les critiques du Parti Populaire. Le porte-parole parlementaire du PP, Eduardo Zaplana, a accusé le gouvernement d’avoir "permis" cette interview et a exigé des explications officielles au Parlement du ministre de l’Intérieur, Alfredo Pérez Rubalcaba.

Parallèlement, le collectif des prisonniers politiques basques a initié trois semaines de mobilisation dans les prisons pour réclamer leurs droits en tant que prisonniers politiques ainsi que le droit à l’autodétermination pour le Pays Basque.

Après 93 jours de grève de la faim, le recours présenté par la défense d’Iñaki de Juana contre sa condamnation de 12 ans et 10 mois sera examiné jeudi par le tribunal suprême espagnol


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TOUT ÇA POUR ÇA: LE RECOURS DES AVOCATS D'IÑAKI DE JUANA ACCEPTÉ EN APPEL
Les juges de l'Audience Nationale l'ont cependant condamné à 3 ans de prison pour menaces "non terroristes"
Communiqué d'Askatasuna du 13 février 2007

L'Audience Nationale de Madrid a enfin rendu sa décision dans le procès en appel du prisonnier politique basque Iñaki de Juana. Iñaki était jugé pour menaces terroristes pour avoir écrit deux articles publiés en 2004 dans le quotidien basque Gara et avait été condamné en première instance à 12 ans et demi de prison. Il était alors sur le point de sortir après avoir purgé la totalité de sa peine, soit presque vingt de prison. C'est cette injustice qui est à l'origine de la terrible lutte qu'Iñaki est en train de mener. Les juges madrilènes ont donc décidé de revenir sur cette décision, mais ont quand même condamné Iñaki à 3 ans pour "menaces non terroristes" et "apologie".

Iñaki ne devrait donc pas être libéré puisqu'il lui resterait un peu plus d'un an à purger pour finir cette nouvelle peine. Il en est au 99ème jour de sa seconde grève de la faim et il a décidé de continuer sa lutte, qu'il mène depuis le début "pour sortir libre ou mort". La "justice" espagnole, après avoir réclamé une peine de 96 ans, après en avoir infligé une de près de 13 ans, se lave ainsi les mains du problème qu'elle a elle-même créé, en le laissant entre celles de l'administration pénitentiaire, autrement dit du gouvernement du PSOE.

Nous dénonçons avec force l'ensemble de cette procédure, qui n'aurait jamais du commencer, et qui n'a pas été autre chose qu'une mascarade morbide. Nous savons aujourd'hui que quoi qu'il arrive Iñaki ne récupèrera jamais des séquelles de sa lutte, et nous disons aux autorités espagnoles que répondre ainsi au problème ne suffira en aucun cas à apaiser la colère et l'écoeurement que ressent une large partie de la société basque. Ils doivent libérer Iñaki immédiatement, comme ils doivent libérer tous les prisonniers malades et ayant fini leur peine immédiatement, et ils doivent respecter tous les droits d'Euskal Herria et de ses citoyens.


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(1 mars 2007)
IÑAKI DE JUANA CESSE SA GREVE DE LA FAIN

A la suite de l'annonce faite ce matin dans les médias de l'Etat espagnol, Iñaki de Juana Chaos était attendu vers 14 heures à l'hôpital de Donostia, sa ville natale. Il y est arrivé en ambulance et sous bonne escorte de la police basque à 15 h 50, après un détour par Bilbo.

Plus de 200 personnes étaient présentes pour l'accueillir, ce qui a entraîné des moments de tension, mais l'émotion était elle aussi palpable. La police a repoussé les manifestants pour que le convoi puisse passer, les fourgons étant allègrement caillassés, et les manifestants tabassés (un blessé).

Divers représentants de la gauche abertzale ont ensuite pu lui rendre visite dans sa chambre d'hôpital, dont Juan Mari Olano, du mouvement pro-amnistie. à qui Iñaki a fait savoir qu'il cessait sa grève de la faim (115 jours aujourd'hui). Il a également félicité la société basque pour son soutien estimant que " c'est grâce à sa lutte et à celle de la société basque qu'il est désormais en Euskal Herria ".

Il n'est pas pour autant libre : un régime de "semi-liberté surveillée" lui est désormais appliqué, étant donné son état de santé préoccupant. C'est-à-dire qu'il devra finir sa peine de 3 ans, prononcée pour la publication de deux tribunes libres dans le quotidien Gara, d'abord à l'hôpital, puis chez lui, avec une présence policière constante.