LE RAPPROCHEMENT (version PDF) |
1600 kilomètres aller-retour : 30 minutes de visite. 21 h de trajet pour 30 minutes de visite ! En moyenne, 750 francs de frais de voyage pour 30 minutes de visite ! ! Il ne s'agit pas là de chiffres en l'air, c'est la réalité. C'est le quotidien vécu par les familles des prisonniers politiques Basques incarcérés dans les prisons de l'Etat français. L'éloignement des prisonniers est une seconde condamnation qui ne touche pas seulement les prisonniers mais également leurs familles, leurs proches et leurs avocats. Le rapprochement des prisonniers politiques Basques se base sur le respect des droits minimums des prisonniers et de leurs familles, le droit à avoir une défense égale à celle des autres prisonniers, le droit à avoir des visites aussi souvent que la loi le permet. La lutte pour la fin de l'éloignement et la dispersion a débuté en 1996, les prisonniers politiques basques, incarcérés dans les prisons de l'Etat français et de l'Etat espagnol avaient entamés cette lutte pour le regroupement des prisonniers au Pays Basque. 58 prisonniers initièrent une grève de la faim, avec 5 relèves. Une nouvelle phase de lutte pour le rapprochement a débuté le 1er novembre 1999. Une grève de la faim illimitée a démarré à l'initiative du collectif des prisonniers politiques basques réclamant par cette action extrême, le respect de leurs droits minimums et fondamentaux. Par cette grève, menée systématiquement et simultanément par 20 prisonniers, dispersé dans les prisons de l'Etat français et de l'Etat espagnol, le collectif demande le droit à avoir de visites aussi souvent que la loi le permet, le droit à avoir une défense égale à celle des autres prisonniers. N'ayant pas d'autre moyen pour se faire entendre, ces hommes et ces femmes ont été aussi loin dans le jeûne que leur force physique et leur résistance le permettaient. Cet acte, le jeûne, source d'une douleur incalculable, est mené pour dénoncer cette inacceptable double condamnation dont ils sont victimes, eux, leurs familles et leurs proches. Les prisonniers sont allés jusqu'à leurs extrêmes limites physiques, certains ont frôlé la mort avec des périodes de jeûne de 2 mois. Ainsi dans les prisons françaises, Josetxo Arizkuren " Kantauri ", qui a du abandonné la grève à son 56ième jours et Daniel Derguy laissant à son 63ième jours, la grève, à bout de force. Durant cette même période, sur l'ensemble du Pays Basque, un grand travail a été mené pour informer la population sur les revendications des prisonniers et de leurs familles liées au droit et principalement celle du rapprochement. A cela il faut rajouter la création des plates-formes pour le respect des droits des prisonniers en Pays Basque nord qui vient se rajouter à l'existence de ce même style de plates-formes en Pays Basque sud. |
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