GUREKIN :
COMITE DE SOUTIEN AUX PRISONNIERES ET PRISONNIERS POLITIQUES BASQUES
Le comité Gurekin a été créé en mai 1997 à la suite de l'arrestation de plusieurs personnes sur le canton d'Ustaritz et suite à l'incarcération de 2 d'entre elles :
- URRUTIKOETXEA Egoitz le 04 janvier 1997.
- PERURENA Argi le 02 mars 1997
L'objectif de ce comité était d'assurer :
- Soutien moral (courrier...)
- Soutien financier (envoi du mandat mensuel, frais d'avocats, aide aux familles,...)
- Informer les habitants de la situation que subissent les prisonniers.
Face à l'accentuation de la répression et à la multiplication des arrestations en Iparralde, les comités de soutien se sont rassemblés afin d'unir leurs efforts pour renforcer le travail anti-répressif et pour organiser la solidarité envers les prisonniers politiques basques.Ainsi, en mai 1997, la Coordination des Comités de Soutien a été créée sur la base de :
- Mise en place de la lutte Presoak Euskal Herrirat (regroupement et rapprochement des prisonniers).
- Mise en place d'une caisse commune entre tous les comités dans le but de payer les mandats mensuels de 800F aux 20 prisonniers Basques (soit 1460F à charge de chaque comité), assurer le fonctionnement de tous les comités ainsi que celui de la coordination.
- Mise en place d'un fonctionnement avocats, familles, comités et coordination.
- Mise en place d'un collectif de médecins pour assurer le suivi médical des prisonniers.
- Prise en charge et suivi des études des prisonniers, participation active à Txalaparta irratia (émission radio sur une radio Parisienne qui assure toutes les semaines 2 émissions pour les prisonniers Basques).
- Mise en place du fonctionnement de la Coordination.
Le 14 décembre 2001, au terme d'un processus de réflexion de plus d'un an, les Gestoras Pro Amnistia (mouvement pour l'amnistie), au Pays Basque Sud, et la Coordination des Comités de Soutien, au Pays Basque Nord, se sont dissous pour de laisser la place à un nouvel organisme national de soutien aux prisonniers politiques basques : Askatasuna (Liberté).
Askatasuna, mouvement travaillant sur l'ensemble du Pays Basque s'était défini alors comme un mouvement pro amnistie. Le Mouvement pour l'Amnistie organise la solidarité envers les prisonniers et réfugiés politiques basques au Pays Basque impliquant des milliers de personnes dans cette dynamique. C'est un organisme à caractère populaire et public dont le but est de dénoncer les atteintes aux Droits de l'Homme perpétrées par les Etats espagnol et français : défense des droits et des conditions de détention des prisonniers politiques basques, dénonciations de la torture toujours en vigueur depuis la fin du régime de Franco, dénonciations des violations des libertés démocratiques.
Askatasuna assure également la solidarité, pour, par exemple décharger les familles qui subissent déjà les coûts de la dispersion et de l'éloignement de leur proche . Askatasuna mène également un travail sur une résolution démocratique du conflit au Pays Basque. Ces fonctions qui avaient été remplies par les Gestoras Pro Amnistia depuis leur fondation en mars 1976, et par la Coordination des Comités de Soutien aux Prisonnier(e)s Politiques Basques, depuis novembre 1997, des fonctions qui sont assumées par des milliers de personnes et des centaines de comités locaux. Dans ce travail quotidien Askatasuna incarne l'héritage du chemin tracé par ces deux organismes acquérant ainsi une référence indiscutable.
Askatasuna travaille avec le Collectif des Prisonnier(e)s politique basques qui lutte dans les prisons afin de briser l'isolement qui leur est imposé, avec la revendication "les prisonnières et prisonniers basques au Pays Basque". Le Collectif veut que sa participation au processus pour la résolution du conflit soit garantie. Il veut y prendre part en partageant ses contributions et ses opinions, et en faisant connaître ses points de vue. En même temps, seule la disparition des passages à tabac, des limitations de la communication, des obstacles au droit de suivre des études peut garantir la libre participation au processus. Le Collectif exige le respect de ses droits essentiels. Cette lutte contre l'isolement politique et pour la parole d'Euskal Herria vise la reconnaissance et le respect des droits minimaux et des droits politiques du Collectif. Après l'acceptation et la garantie de tous les droits qui correspondent à ces deux domaines, le statut politique deviendra réalité.
Au mois d'avril 2005, le Collectif des Prisonnier(e)s a décidé de participer au sein des prisons aux rassemblements mensuels organisés dans tous les villages et villes d'Euskal Herria pour exiger le regroupement en Euskal Herria des prisonnier(e)s politiques basques.
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